Contrat de professionnalisation

Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail conclu entre un employeur et un salarié.

Le contrat de professionnalisation vise une qualification professionnelle reconnue :

  • Diplôme ou titre professionnel enregistré dans le Répertoire national des certifications professionnelles – RNCP ;
  • Certificat de qualification professionnelle (CQP) de branche ou interbranche ;
  • Qualification reconnue dans les classifications d’une convention collective nationale.

L’objectif recherché est l’insertion ou le retour à l’emploi des jeunes et des adultes.
Pour quel public ?

  • Jeunes âgés de 16 à 25 ans révolus afin de compléter leur formation initiale ;
  • Demandeurs d’emploi âgés de 26 ans et plus ;
  • Bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA), de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) ou de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) ;
  • Personnes ayant bénéficié d’un contrat aidé (contrat unique d’insertion – CUI).

Pour quel employeur ?
Tous les employeurs de droit privé assujettis au financement de la formation professionnelle continue peuvent avoir recours au contrat de professionnalisation.

Contrat de travail

Le contrat de professionnalisation peut être conclu dans le cadre d’un contrat à durée déterminée ou dans le cadre d’un CDI.

Lorsque le contrat est à durée déterminée, il est conclu pour une durée comprise entre 6 et 12 mois. Cette durée peut être à 36 mois dans les cas suivants :

  • Les jeunes âgés de 16 à 25 ans révolus qui n’ont pas validé un second cycle de l’enseignement secondaire et qui ne sont pas titulaires d’un diplôme de l’enseignement technologique ou professionnel ;
  • Les jeunes de 16 à 25 ans révolus et les demandeurs d’emploi de 26 ans et plus, dès lors qu’ils sont inscrits depuis plus d’un an sur la liste des demandeurs d’emploi tenue par Pôle emploi ;
  • Les bénéficiaires du RSA, de l’ASS, de l’AAH ou sortant d’un contrat unique d’insertion.

A l’issue d’un contrat à durée déterminée, aucune indemnité de fin de contrat n’est due.

Le contrat peut également être conclu dans le cadre d’un contrat à durée indéterminée. Dans ce cas, les règles de durée maximale (12 ou 24 mois) portent sur la période d’action de professionnalisation, c’est-à-dire la première phase du contrat qui s’effectue en alternance, à l’issue de laquelle le contrat de travail se poursuit dans le cadre d’un contrat de travail à durée indéterminée de droit commun.

Quelle que soit la forme du contrat (à durée déterminée ou CDI), le contrat peut comporter une période d’essai qui doit être mentionnée dans le contrat de professionnalisation.

Rémunération
Le montant varie en fonction de l’âge du bénéficiaire et de son niveau de formation initial.

Le temps de travail

Le temps de travail du salarié en contrat de professionnalisation est identique à celui des autres salariés de l’entreprise. Le temps de formation est inclus dans le temps de travail. Les salariés bénéficient du repos hebdomadaire.

Le tutorat
Depuis la loi du 5 mars 2014, l’employeur doit obligatoirement désigner, pour chaque salarié en contrat de professionnalisation, un tuteur pour l’accompagner. Celui-ci doit être un salarié qualifié de l’entreprise. Il doit être volontaire, confirmé et justifier d’une expérience professionnelle d’au moins deux ans en rapport avec la qualification visée.

Le tuteur salarié ne peut exercer simultanément ses fonctions à l’égard de plus de 3 salariés bénéficiaires de contrats de professionnalisation ou d’apprentissage ou de périodes de professionnalisation.

L’employeur peut être lui-même tuteur s’il remplit les conditions de qualification et d’expérience. L’employeur ne peut assurer simultanément le tutorat à l’égard de plus de 2 salariés.

Contrat d’apprentissage

Le contrat d’apprentissage est un contrat de travail conclu entre un employeur et un salarié. Le but recherché est de permettre à un jeune de suivre une formation générale, théorique et pratique, en vue d’acquérir un diplôme d’État (CAP, BAC, BTS, Licence, Master, etc.) ou un titre à finalité professionnelle inscrit au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).
L’apprenti bénéficie des mêmes droits que les autres salariés de l’entreprise.

Pour quel public ?
Âge minimum
L’apprenti doit être âgé au minimum de 16 ans.

Âge maximum
L’apprenti doit être âgé au maximum de 29 ans révolus (30 ans moins 1 jour).
L’apprenti peut être âgé au maximum de 34 ans révolus (35 ans moins 1 jour) dans les cas suivants :

  • Apprenti signant un nouveau contrat pour accéder à un niveau de diplôme supérieur à celui déjà obtenu
  • Précédent contrat de l’apprenti rompu pour des raisons indépendantes de sa volonté
  • Précédent contrat de l’apprenti rompu pour inaptitude physique et temporaire

Dans ces cas, il ne doit pas s’écouler plus d’1 an entre les 2 contrats.
Dérogations à l’âge maximum

  • Il n’y a pas d’âge maximum dans les cas suivants :
  • Apprenti reconnu travailleur handicapé
  • Apprenti envisageant de créer ou reprendre une entreprise supposant l’obtention d’un
    diplôme
  • Apprenti inscrit en tant que sportif de haut niveau
  • Apprenti n’ayant pas obtenu son diplôme et concluant un nouveau contrat avec un autre employeur pour se présenter de nouveau à l’examen

Pour quel employeur ?
Peuvent conclure un contrat d’apprentissage les entreprises relevant du secteur privé artisanal, commercial, industriel, agricole ainsi que les employeurs du milieu associatif et des professions libérales et les employeurs du secteur public industriel et commercial.

Contrat de travail
Le contrat d’apprentissage peut être d’une durée de 6 mois au minimum à 3 ans au maximum. Il peut également être à durée indéterminée (CDI).

Lorsqu’il s’agit d’un CDI, il débute par une période d’apprentissage. Cette période de formation est celle que l’apprenti effectue pour obtenir la qualification prévue à son contrat (en principe, alternance entre formation pratique en entreprise et formation théorique en CFA).

La durée du contrat ou de la période d’apprentissage est égale à la durée du cycle de formation que l’apprenti prépare pour obtenir sa qualification. Cette durée est fixée en fonction du type de profession et peut varier.

Contrat de travail
Concernant les salariés majeurs :
Le temps de travail de l’apprenti est identique à celui des autres salariés. La durée légale du travail effectif est fixée à 35 heures par semaine.

L’apprenti peut effectuer des heures supplémentaires.

Concernant les salariés mineurs :
La durée légale du travail effectif est fixée à 35 heures par semaine. Les règles suivantes s’appliquent à l’apprenti mineur :

  • 2 jours de repos consécutifs par semaine
  • L’apprenti ne peut pas travailler le dimanche, sauf dans certains secteurs d’activité
  • Le travail de nuit est interdit entre 22h et 6h pour un jeune de 16 à 18 ans et entre 20h et 6h pour un jeune de moins de 16 ans, sauf dérogations
  • L’apprenti peut effectuer à titre exceptionnel 5 heures supplémentaires par semaine, après accord de l’inspecteur du travail et avis du médecin du travail
  • 8 heures de travail par jour
  • Pas plus de 4 heures 30 consécutives, qui doivent être suivies d’une pause de 30 minutes
    consécutives
  • Interdiction de travailler un jour de fête légale

Rémunération
L’apprenti perçoit une rémunération correspondant à un pourcentage du Smic qui varie en fonction de son âge et de sa progression dans le cycle de formation.

Le maitre d’apprentissage
Le maître d’apprentissage doit être salarié de l’entreprise, volontaire et majeur. Il doit également offrir toutes les garanties de moralité et détenir des compétences pédagogiques et professionnelles.

L’employeur ou son conjoint collaborateur peuvent assurer la fonction de maître d’apprentissage.
Une entreprise ou un établissement peut accueillir maximum 2 apprentis et 1 redoublant par maître d’apprentissage.

Gestion des émotions – version 2025

Gestion des émotions – version 2025

Objectif de la formation

  • Enrichir les relations par des émotions stimulantes ou agréables
  • Faire face aux émotions désagréables, les siens comme celles des autres
  • Renforcer l’équilibre émotionnel
  • Mieux gérer les tensions et les conflits

Infos pratiques

Type de formation : Continue
Public cible : Tout public
Durée : 14 heures
Tarif : 400 euros
Lieu de formation : Ouest de l’île
Délai d’accès : 1 mois

Objectif de la formation

  • Enrichir les relations par des émotions stimulantes ou agréables
  • Faire face aux émotions désagréables, les siens comme celles des autres
  • Renforcer l’équilibre émotionnel
  • Mieux gérer les tensions et les conflits

Les conditions d’admission :
Prérequis : Aucun prérequis n’est nécessaire
Modalités de recrutement : Aucun –

Programme
Module 1- Gérer ses émotions en situation professionnelle – 5 heures

  • Comprendre le stress : définition et facteurs
  • Apprendre à maitriser son stress et ses peurs
  • Se protéger face aux tentations de déstabilisation
  • Créer un climat de confiance dans ses relations professionnelles

Module 2- Déterminer la raison d’un conflit – 3 heures

  • Identifier la nature et l’enjeu du conflit
  • Questionner pour recueillir des informations

Module 3- S’affirmer dans la relation à l’autre – 6 heures

  • Ajuster sa communication face aux comportements : agressif, discourtois, de mauvaise foi, familiers, provocants …
  • Expliquer pour faire comprendre les contraintes liées à la situation ▪ Pratiquer l’écoute bienveillante et la communication non violente
  • Réguler les conflits

Le parcours de formation :
Type de parcours :

Présentiel

Modalités d’évaluation :
En cours de formation, tests sous forme de QCM et mise en situation permettant de valider l’acquisition des contenus proposés par module

Modalités pédagogiques/ méthodes mobilisées :

  • Documents supports de formation projetés
  • Remise d’un accès numérique pour la documentation pédagogique
  • Présentation des concepts avant mise en pratique par des exercices en autonomie puis corrigés collectivement
  • Alternance d’apports théoriques et nombreux exercices de mise en pratique
  • Échanges avec le formateur

Accessibilité aux personnes en situation de handicap :

L’institut de formation SCIENTIA met en place cette action de formation au sein des entreprises.

Ainsi, si des personnes en situation de handicap souhaitent bénéficier de ces actions d’enseignement, l’employeur est tenu d’organiser l’accès à une salle adaptée pour la participation de la personne à la session de formation et de mettre à disposition les équipements nécessaires au bon déroulement de la formation. SCIENTIA vérifie cette possible situation directement avec l’employeur du participant concerné.

Dans le cas d’une sollicitation directe par une personne en situation de handicap, il est possible de nous contacter afin d’étudier ensemble les possibilités d’adaptation ou d’orienter la personne vers un réseau de référent qui pourra prendre en charge cette demande

Formateur : Marie Lise BAX

Dispositif de suivi de l’exécution de l’évaluation des résultats de la formation :

  • Auto-évaluation sur les objectifs en amont et en aval de la formation Feuilles de présence
  • Formulaires d’évaluation de la formation
  • Certificat de réalisation de l’action de formation